Le santé à travers le coeur
Écrit par Indhira Ghyssaert
Selon une mythologie, Quetzalcóatl, le protecteur bienveillant des Aztèques,
dieu de l’air, de la lumière et de la vie serait à l’origine
de l’apparition de la fève de cacao. En effet, qui dit vie dit
aussi nourriture… et pourquoi pas une légère note de gourmandise !
Or, déplorant le peu de variété de l’alimentation
des hommes, jardinier du paradis il y déroba une plante qu’il offrit
aux Aztèques. Cet arbre précieux était le cacaoyer !
Le chocolat autrefois :
Ainsi, dès ses débuts le cacao avait pour mission de compléter
l’alimentation des hommes. Mais par la suite, lorsque le cacao devint
l’ingrédient principal de la douce gourmandise qu’est le
chocolat, c’est ce dernier qui ce vit attribuer des vertus thérapeutiques.
Effectivement, aux XVIIème et XVIIIème siècles, le chocolat
était considéré autant comme un remède que comme
un aliment, et de nombreux traités furent consacrés à ses
propriétés médicinales. Au XIXème siècle,
on commercialisait des chocolats médicinaux qui masquaient le goût
parfois désagréable des plantes qu’on y incorporait.
Jusqu’au début du XXème siècle, le chocolat était
considéré comme un aliment reconstituant (voir Roboratif) quand
on le prenait à jeûn, et aidant la digestion lorsqu’on le
consommait après un repas. Aussi est-il curieux de constater que, depuis
la Seconde Guerre mondiale, cette denrée est victime d’idées
reçues dont on ne connaît pas l’origine. Ces préjugés
sont toutefois exagérés !
Car, il n’occasionne en réalité, que très exceptionnellement
des réactions allergiques. On ignore trop souvent que le chocolat noir,
particulièrement riche en cacao, fait baisser le taux de cholestérol
total et augmenter légèrement celui du « bon cholestérol
» (le « HDL-cholestérol bénéfique »,
qui évite les dépôts de graisse sur les parois des artères).
De plus, grâce à ses polyphénols, il protège les
vaisseaux et constitue donc un aliment bénéfique pour la prévention
des maladies cardio-vasculaires.
Le chocolat dans notre société :
Aujourd’hui, lorsque nous évoquons le chocolat, nous pensons avant
tout à cette friandise gentiment séductrice qui marque les heures
douces de l’existence et de toute amitié partagée. Partout
sa présence fait plaisir.
Cependant, d’après des recherches scientifiques effectuées
sur le chocolat, l’analyse détaillée entraîne la découverte
d’une richesse insoupçonnée de composants qui tous proviennent
de matières premières entièrement naturelles. Il est très
rare de trouver autant d’éléments et d’énergie
concentrés sous un volume si faible. C’est un aliment à
haut pouvoir énergétique: 500 calories pour 100 grammes, soit
le double du pain et bien davantage que la viande de boeuf qui n’apporte
que 70 calories. Il est précieux dans l’alimentation à plus
d’un titre car il contient trois constituants essentiels: glucides (hydrates
de carbone), lipides (graisses), protéines.
Il possède des vitamines A, B1, B2, D, E, des minéraux: calcium,
phosphore, magnésium et des traces de fer et de cuivre.
Surtout lorsqu’il est associé à des noix, des amandes et
des noisettes, le chocolat est riche en acides gras poly insaturés. Les
corps gras du chocolat étant essentiellement d’origine végétale,
son taux de cholestérol est faible.
Le chocolat convient à qui en fait ses délices. Aliment concentré
grâce à la richesse et à la variété de ses
composants, il est aussi tonique et vivifiant en raison de sa teneur en théobromine
et en lécithine naturelles. Il calme rapidement et pour une durée
prolongée les appels de l’estomac entre les repas et rend rapidement
l’énergie qui vient à manquer au corps. Il contribue ainsi
à maintenir la concentration de l’esprit, dans le travail au bureau
et à l’atelier, ou dans le trafic de l’autoroute, et souvent
il évite le « coup de pompe » aux sportifs et aux
travailleurs de chantiers. On apprécie le chocolat partout où
la faim se fait sentir, dans les travaux de ménage comme pendant les
promenades, à l’armée et jusque dans l’espace interplanétaire
où il figure au menu des cosmonautes.
Certes, il en est du chocolat comme de toute chose: l’abus est une erreur.
Mais, par la richesse de son apport alimentaire, il contient en lui son propre
frein.
Les amateurs de chocolats seront heureux d’apprendre qu’à
la « Chocolaterie Durig », une palette très variée
de chocolat noir (le meilleur pour la santé) confectionné à
partir des meilleures fèves (les criollos), provenant des différents
pays situés sur la zone équatoriale et dont la teneur en cacao
est exceptionnellement élevée et celle en sucre relativement basse.
Bien que le chocolat noir soit la spécialité de la maison, il
y en a pour tous les goûts, chocolat blanc et chocolat au lait sont aussi
à l’ordre du jour et pour le bonheur des grands comme des petits,
leur taux en cacao est beaucoup plus élevé que de coutume. De
quoi se donner bonne conscience !
Pour résumer cet opuscule et y mettre un point final, l’avis pertinent
du célèbre naturaliste et savant Alexandre de Humboldt nous semble,
encore aujourd’hui, particulièrement bien approprié :
« La fève de cacao est un phénomène
que la nature n’a pas répété. On n’a jamais
trouvé autant de qualités réunies dans un aussi petit fruit.»
Indhira Ghyssaert, spécialiste en biologie diététique.
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